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À Yaoundé, le Gabon partage son expérience de la transition

Devant ses homologues francophones, Michel Régis Onanga Ndiaye a présenté une initiative gabonaise pour accompagner les parlements en transition.

Lors de la 51e Session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, réunie à Yaoundé, le président de l'Assemblée nationale gabonaise a mis en avant le parcours institutionnel du pays. Une prise de parole qui valorise le rôle du Gabon comme espace de dialogue entre parlements africains. Retour sur une diplomatie parlementaire en construction.

Une voix gabonaise dans l'espace francophone

À Yaoundé, la Commission politique de la 51e Session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a consacré une partie de ses travaux à l'examen des situations politiques dans l'espace francophone. C'est dans ce cadre que Michel Régis Onanga Ndiaye, président de l'Assemblée nationale du Gabon et président de la Section gabonaise de l'organisation, a pris la parole.

L'APF réunit les parlements des pays ayant le français en partage. Y intervenir, c'est s'adresser à des dizaines de délégations venues de plusieurs continents. Le président de l'Assemblée nationale y a porté un message centré sur le partage d'expériences entre pays engagés dans des processus de transition.

Une conférence née à Libreville

Au cœur de son intervention : la synthèse de la deuxième Conférence de haut niveau des présidents des parlements des pays en transition et post-transition d'Afrique, tenue à Libreville les 15 et 16 juin derniers. Cette rencontre prolonge une première initiative organisée en mai 2025 au Palais Léon Mba.

L'ambition affichée est claire : offrir un cadre permanent d'échanges entre parlements africains, pour partager les bonnes pratiques et les expériences réussies en matière de transition démocratique. Une manière de transformer des situations souvent délicates en occasions de dialogue et de coopération.

Selon nos informations, un principe d'institutionnalisation de cette conférence a été arrêté d'un commun accord avec le président de l'Assemblée nationale tchadienne, Ali Kolotou Tchaimi, au terme des assises de Libreville. L'objectif : en faire une plateforme durable de coopération parlementaire au service de la stabilité institutionnelle sur le continent.

Un esprit de solidarité et de dialogue

Devant ses homologues, le président de la Section gabonaise a insisté sur une posture d'ouverture. « Le Gabon est prêt à accompagner l'APF dans toutes les initiatives destinées à soutenir les parlements des pays encore en transition. Nous devons continuer à leur tendre la main dans un esprit de solidarité, de dialogue et de partage d'expériences », a-t-il déclaré.

Au fil des échanges, plusieurs délégations ont salué la qualité du processus conduit par le Gabon ces deux dernières années. Ce parcours a notamment permis la réintégration du pays au sein de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie et d'autres organisations parlementaires.

Ce qu'il faut retenir

Au-delà d'une simple prise de parole, cette séquence illustre une diplomatie parlementaire active. Le Gabon cherche à faire de son expérience récente un point d'appui pour d'autres parlements africains, dans une logique de coopération plutôt que d'isolement.

L'enjeu des prochains mois sera de concrétiser l'institutionnalisation annoncée de la conférence de Libreville. Si elle voit le jour de manière durable, elle pourrait offrir aux parlements du continent un espace régulier de dialogue sur les questions de stabilité et de transition.

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