lundi 14 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
Le Kiosque
Politique

À Mouila, les députés UDB tendent l'oreille aux commerçantes

Deux élus de l'Union Démocratique des Bâtisseurs ont recueilli les doléances des femmes du secteur informel dans le sud du pays.

À Mouila, les commerçantes des 1er et 2e arrondissements ont pu exposer leurs difficultés à deux députés de l'Union Démocratique des Bâtisseurs, lundi. Une rencontre modeste dans sa forme, mais révélatrice d'une méthode : aller sur le terrain écouter ceux qui font vivre le petit commerce au quotidien.

Marché de rue avec des commerçantes gabonaises devant leurs étals
Le secteur informel reste un pilier de l'économie de proximité dans plusieurs villes du Gabon, dont Mouila.

Une délégation venue prendre la température

Ce lundi, à Mouila, dans le sud du Gabon, une délégation de l'Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) s'est rendue auprès des femmes commerçantes des 1er et 2e arrondissements de la commune. Elle était conduite par les députés Jean-Honoré Tendélé et Pierre-Didace Bouka, ce dernier suppléant de la ministre Marcel Ibinga-Itsitsa. Le délégué provincial de la Ligue des Jeunes, Ruffin Ngady Massande, les accompagnait.

L'objectif affiché tenait en une phrase : écouter. Dans les marchés et les étals qui font l'économie de proximité de Mouila, les femmes évoluant dans le secteur informel forment un maillon essentiel, souvent invisible dans les grands discours économiques, mais bien réel dans le quotidien de la ville.

Deux doléances, un même besoin de reconnaissance

Selon les informations recueillies lors de cette rencontre, deux principales doléances ont été formulées par les commerçantes. Les détails précis de ces revendications n'ont pas encore été rendus publics dans leur intégralité, mais leur nature laisse deviner des préoccupations classiques du secteur informel : conditions d'exercice de l'activité, sécurisation des emplacements de vente, ou encore accès à des infrastructures adaptées.

Ce type de doléances, récurrent dans les marchés urbains gabonais, renvoie à une réalité partagée par nombre de villes du pays : le commerce informel reste le principal gagne-pain de milliers de femmes, sans toujours bénéficier d'un accompagnement structuré de la part des pouvoirs publics locaux.

Ce que cette rencontre peut changer

Pour l'instant, aucune mesure concrète n'a été annoncée à l'issue de cet échange. La démarche reste, à ce stade, celle d'un recueil de préoccupations plutôt que d'une réponse chiffrée ou calendée. C'est précisément là que se situera le test de crédibilité de cette initiative : les élus sauront-ils transformer l'écoute en actions suivies, avec des échéances vérifiables ?

Pour les commerçantes de Mouila, l'enjeu est simple et concret. Il ne s'agit pas de promesses générales, mais de réponses tangibles à des difficultés qu'elles vivent chaque jour sur leurs étals. La suite dépendra désormais du relais que les députés donneront à ces doléances auprès des institutions compétentes, et de la capacité des autorités locales à y répondre dans des délais raisonnables.

À lire aussi