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À Mouila, 138 lycéens ouvrent la session du baccalauréat technologique

Ce lundi, le lycée technique Nyonda Makita a accueilli les premières épreuves écrites de la session 2026, dans une Ngounié qui voit sa jeunesse technique se compter par centaines.

Le compte à rebours s'est arrêté ce lundi matin devant les grilles du lycée technique Nyonda Makita, à Mouila. 138 candidats y ont composé les premières épreuves écrites du baccalauréat technologique, session de juillet 2026. Un rendez-vous annuel qui, loin des projecteurs de Libreville, dit beaucoup de la vitalité de l'enseignement technique dans le sud du pays.

Candidats composant lors d'une épreuve écrite du baccalauréat technologique dans une salle de classe au Gabon
Les épreuves écrites du baccalauréat technologique ont débuté au lycée technique Nyonda Makita, à Mouila, avec 138 candidats inscrits.

Un centre, deux profils de candidats

Au lycée technique Nyonda Makita, 137 candidats étaient inscrits pour cette session, un chiffre qui grimpe à 138 en comptant l'ensemble des inscrits recensés pour le centre. Parmi eux, l'immense majorité — 130 candidats officiels — suit un parcours scolaire classique dans un établissement technique. Les sept autres sont des candidats libres, c'est-à-dire des personnes qui se présentent à l'examen sans être inscrites dans un établissement, souvent après une formation en autodidacte ou une reprise d'études.

Cette distinction n'est pas anodine. Elle rappelle que le baccalauréat technologique n'est pas réservé aux seuls lycéens en cursus continu : il reste accessible à ceux qui, pour une raison ou une autre, ont dû interrompre puis reprendre leur parcours. Six de ces candidats libres ont planché en série Action communication administrative (ACA), le septième en Comptabilité et gestion (CG).

Ce que disent les chiffres

Côté candidats officiels, la série ACA arrive largement en tête avec 52 inscrits, confirmant l'attrait durable des filières administratives et commerciales auprès des lycéens de la province. Ces séries technologiques préparent concrètement à des métiers de bureau, de gestion ou de communication d'entreprise — des débouchés recherchés dans une économie provinciale où administrations, coopératives agricoles et petites entreprises ont besoin de personnel qualifié en gestion courante.

Le reste des inscrits officiels se répartit entre d'autres séries technologiques, dont le détail complet n'a pas encore été précisé dans les informations disponibles à ce stade. Ce sont des éléments que nous suivrons dans les prochains jours, au fil de la publication des résultats.

Le bac technologique, une voie d'avenir trop souvent sous-estimée

Dans l'imaginaire collectif, le baccalauréat général garde souvent la vedette. Pourtant, la voie technologique constitue un pont direct vers l'emploi ou vers des formations courtes et professionnalisantes — BTS, écoles de gestion, filières administratives publiques. Pour une province comme la Ngounié, dont l'économie repose largement sur l'agriculture, le bois et les services publics, disposer sur place d'un centre capable d'organiser ces épreuves évite à des dizaines de jeunes un déplacement coûteux vers Libreville ou une autre grande ville.

C'est là tout l'enjeu discret de cette matinée d'examen à Mouila : offrir aux élèves du sud du pays les mêmes conditions de passage que ceux des grandes métropoles, sans qu'ils aient à quitter leur famille ou leur environnement pour tenter leur chance.

Et maintenant, qu'est-ce que ça change ?

Pour les 138 candidats, l'attente commence : plusieurs jours d'épreuves écrites, puis la publication des résultats qui décidera de la suite — poursuite d'études supérieures courtes, entrée directe dans la vie active ou réorientation. Pour la Ngounié, cette session confirme surtout une réalité simple mais essentielle : l'enseignement technique y trouve son public, et les filières de gestion et d'administration continuent d'attirer le plus grand nombre. De quoi nourrir, discrètement, le vivier de compétences dont la province aura besoin pour ses administrations et ses entreprises locales.

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