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À M’vadhy, les Olympiades de l’Ivindo transforment le sport en bouclier contre le paludisme

Dans l’Ogooué-Ivindo, la Fondation Ma Bannière associe compétitions sportives, patrimoine culturel et sensibilisation sanitaire pour combattre une maladie qui reste un fléau du quotidien.

Dans le district de M’vadhy, les Olympiades de l’Ivindo ne se résument plus à des courses et des tournois. Cette année, la Fondation Ma Bannière, présidée par la Première Dame Zita Oligui Nguema, y a greffé une campagne de prévention contre le paludisme, transformant l’événement sportif en véritable rendez-vous de santé publique. Une initiative qui dit beaucoup de la manière dont le sport peut, loin des terrains, servir des causes bien plus vastes.

Jeunes sportifs réunis sur un terrain de village dans l'Ogooué-Ivindo pour les Olympiades de l'Ivindo
Les Olympiades de l’Ivindo rassemblent chaque année les jeunes de la province de l’Ogooué-Ivindo autour du sport, désormais couplé à une campagne de prévention sanitaire.

Un rendez-vous sportif qui prend une autre dimension

Chaque année, les Olympiades de l’Ivindo rassemblent, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, des jeunes venus des différents villages et districts pour se mesurer sur les terrains improvisés de M’vadhy. Compétitions locales, fierté de clocher, retrouvailles entre générations : l’événement fait partie de ces traditions qui tissent la vie sociale de l’intérieur du pays.

Cette édition change pourtant d’échelle. Selon nos informations, la Fondation Ma Bannière a choisi d’associer à ces joutes sportives une campagne de prévention contre le paludisme, ainsi qu’un volet consacré à la valorisation du patrimoine culturel local. Le sport devient ainsi un prétexte, au sens noble du terme, pour réunir la population autour d’un message de santé.

Le paludisme, un adversaire familier des provinces de l’intérieur

Dans les zones rurales comme M’vadhy, éloignées des grands centres hospitaliers, le paludisme reste une menace concrète, transmise par la piqûre du moustique et responsable, partout en Afrique centrale, de fièvres qui peuvent virer au drame chez les plus jeunes enfants. Les campagnes de sensibilisation — usage de moustiquaires imprégnées, reconnaissance des premiers symptômes, réflexe de consultation rapide — sont, dans ces territoires, aussi vitales que les traitements eux-mêmes.

En choisissant d’adosser cette prévention à un événement fédérateur comme les Olympiades, la Fondation présidée par la Première Dame mise sur un principe simple : on retient mieux un message de santé lorsqu’il est délivré dans la joie d’un rassemblement populaire que lors d’une conférence austère. Le terrain de sport devient alors un lieu d’écoute autant que de compétition.

Le patrimoine culturel, autre fil rouge de l’événement

L’édition 2024 des Olympiades ne s’arrête pas au sport et à la santé : elle met aussi en avant le patrimoine culturel de l’Ogooué-Ivindo, une province riche de traditions souvent méconnues au-delà de ses frontières. Danses, savoir-faire locaux, transmission entre anciens et jeunes participants : ces moments donnent à l’événement une portée identitaire qui dépasse le simple classement final des équipes.

Cette articulation entre sport, santé et culture illustre une approche que la Fondation Ma Bannière semble vouloir installer durablement dans ses actions de terrain : ne pas isoler les enjeux sanitaires des dynamiques sociales qui font vivre les communautés.

Ce que cela change concrètement pour les habitants de M’vadhy

Pour les familles de M’vadhy et des villages environnants, l’enjeu n’est pas anecdotique. Une information de prévention bien reçue — parce qu’elle arrive au bon moment, dans un cadre convivial et accessible à tous — peut réellement infléchir des comportements : mieux utiliser une moustiquaire, consulter plus tôt en cas de fièvre, éviter les eaux stagnantes autour des habitations.

À l’échelle d’un district rural, ces gestes simples, répétés et bien expliqués, pèsent davantage qu’un long discours administratif. C’est là, sans doute, tout l’intérêt d’un événement qui mêle allègrement ballon rond, chants traditionnels et messages de santé publique.

Une initiative à suivre dans la durée

Reste à voir comment cette formule, née cette année à M’vadhy, s’inscrira dans la durée. Les acteurs de terrain le savent : la lutte contre le paludisme se gagne moins par des campagnes ponctuelles que par une présence régulière, capable de rappeler chaque saison les bons réflexes. Si les Olympiades de l’Ivindo parviennent à devenir ce rendez-vous annuel de sensibilisation, elles auront fait bien plus que départager des équipes de football de brousse.

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