dimanche 13 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
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À Lomé, le Gabon défend l'harmonisation du droit des affaires

Le pays a pris part à la 61e session du Conseil des ministres de l'OHADA, consacrée aux réformes de la gouvernance juridique régionale.

La capitale togolaise a accueilli la 61e session du Conseil des ministres de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires. Le Gabon y était représenté, aux côtés des seize autres États membres, pour examiner des chantiers touchant à la sécurité juridique des investissements. Un rendez-vous technique, mais dont les décisions pèsent directement sur le climat des affaires à Libreville comme à Lomé.

Salle de réunion avec drapeaux de plusieurs pays africains lors d'une session ministérielle
La 61e session du Conseil des ministres de l'OHADA s'est tenue à Lomé, au Togo.

Un rendez-vous discret mais stratégique

L'OHADA n'a rien d'un sigle de plus dans le paysage institutionnel africain. Depuis sa création en 1993, l'organisation regroupe dix-sept pays, dont le Gabon, autour d'un objectif simple sur le papier, complexe dans les faits : faire en sorte qu'un contrat commercial, une garantie ou une procédure de faillite obéissent aux mêmes règles, qu'on soit entrepreneur à Port-Gentil ou à Lomé.

Le Conseil des ministres, organe de décision de l'organisation, se réunit périodiquement pour faire vivre ces règles communes, appelées actes uniformes. C'est dans ce cadre que s'est tenue cette 61e session, où le Gabon a pris part aux discussions sur des réformes présentées comme essentielles pour la gouvernance juridique de l'espace OHADA.

Ce que cela change concrètement

Pour un investisseur ou une PME gabonaise, l'enjeu n'est pas théorique. Un droit des affaires harmonisé et prévisible réduit les coûts liés aux litiges, sécurise les garanties bancaires et facilite l'implantation d'entreprises étrangères, autant d'éléments scrutés par les bailleurs de fonds et les agences de notation.

Les contours précis des réformes évoquées à Lomé n'ont pas été détaillés dans les informations disponibles à ce stade. Il reviendra aux autorités gabonaises, dans les prochaines semaines, de préciser la portée de ces échanges et leurs implications éventuelles pour les entreprises opérant sur le territoire national.

Une vigilance qui reste de mise

Ce type de session, souvent technique, gagne à être suivi dans la durée : c'est l'application effective des actes uniformes, plus que leur adoption, qui détermine leur impact réel sur le terrain. Le Kiosque suivra les suites données à cette rencontre et les éventuelles transpositions dans le droit gabonais.

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