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À Lébamba, la santé se déplace jusqu'aux enfants

Une semaine de circoncision gratuite a rapproché les soins des familles rurales du sud du Gabon.

Pendant une semaine, les enfants de quatre à douze ans de Lébamba, Ndoubi, Dibwangui et Makongonio ont pu être circoncis gratuitement. Une initiative portée par les équipes du SAMU Social local, qui illustre une préoccupation constante dans ces départements : faire venir la médecine là où les distances et les moyens l'éloignent trop souvent des familles.

Paysage rural du sud du Gabon avec un bâtiment de santé communautaire
Lébamba et les localités voisines de la Louetsi-Wano ont accueilli une semaine de soins gratuits pour les enfants.

Dans la Louetsi-Wano et la Boumi-Louetsi, deux départements du sud du Gabon où les centres de santé se comptent sur les doigts d'une main et où le trajet vers un hôpital équipé peut prendre des heures, une campagne médicale gratuite n'est jamais un simple geste. C'est une réponse concrète à un problème très ordinaire : l'accès aux soins.

Durant la semaine écoulée, les localités de Lébamba, Ndoubi, Dibwangui et Makongonio ont accueilli une opération de circoncision destinée aux enfants âgés de 4 à 12 ans, entièrement gratuite pour les familles. L'acte, courant mais qui suppose un minimum de conditions d'hygiène et de suivi médical, coûte souvent cher ou reste inaccessible dans ces zones rurales éloignées des grandes structures hospitalières.

Une mobilisation locale coordonnée

L'initiative a été conduite par les équipes du SAMU Social de Ndendé, de Lébamba et de Malinga, sous la supervision du docteur Thibault Boussengue. Elle s'est appuyée sur l'implication de l'Association Koghani de Makongonio, preuve qu'au-delà du personnel médical, c'est bien tout un tissu associatif local qui a permis à cette campagne de tenir ses objectifs sur plusieurs sites à la fois.

Cette coordination entre soignants et acteurs communautaires n'est pas un détail. Dans des départements où l'offre de soins publique reste limitée, ce sont souvent ces réseaux de proximité, SAMU sociaux et associations de terrain, qui permettent de toucher les familles qu'un hôpital urbain n'atteindrait jamais.

Ce que cela change concrètement

Pour les parents de Lébamba et des villages voisins, l'enjeu tenait d'abord à une question simple : ne pas avoir à choisir entre un acte médical jugé nécessaire et un budget déjà serré. La gratuité de la campagne a levé cet obstacle, au moins pour cette édition.

Reste la question de la régularité de ces opérations. Une campagne, aussi bien menée soit-elle, ne remplace pas une présence médicale continue. Elle en dessine cependant les contours possibles : celle d'une médecine mobile, capable de revenir périodiquement dans des zones que les statistiques nationales de santé qualifient trop souvent de sous-dotées, sans jamais nommer les villages concernés.

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