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À Lastourville, le bac 2026 démarre sous le regard du gouverneur

Dans l'Ogooué-Lolo, 236 candidats de Lastourville ont entamé ce mardi les épreuves du baccalauréat général, sous le patronage du gouverneur Jean Bosco Assingabagni.

Ce mardi, le centre d'examen du lycée Arsène Bounguendza de Lastourville a vécu l'un de ces instants suspendus qui rythment chaque année la vie scolaire gabonaise : le lancement officiel des épreuves du baccalauréat. Le gouverneur de l'Ogooué-Lolo, Jean Bosco Assingabagni, s'est déplacé en personne pour donner le coup d'envoi de cette session 2026, dans une province où l'examen mobilise près de 550 candidats répartis entre Lastourville et Koulamoutou.

Salle d'examen de baccalauréat dans un lycée provincial du Gabon avec des élèves composant
Le centre d'examen du lycée Arsène Bounguendza, à Lastourville, a accueilli le lancement officiel des épreuves du baccalauréat 2026.

Un rituel républicain au cœur de la province

Chaque mois de juillet, le même scénario se répète du nord au sud du pays : des milliers de lycéens gabonais s'installent, stylo en main, devant des sujets qu'ils ont préparés parfois durant des années. À Lastourville, dans l'Ogooué-Lolo, ce rendez-vous a pris ce mardi une tournure officielle avec la visite du gouverneur Jean Bosco Assingabagni, venu lancer personnellement les épreuves au centre d'examen du lycée Arsène Bounguendza.

Ce geste, répété chaque année par les autorités provinciales, n'a rien d'anodin. Il rappelle que l'État reste présent jusque dans les localités les plus éloignées de Libreville pour garantir aux jeunes une évaluation équitable, quel que soit leur lieu de résidence.

236 candidats, quatre établissements, un seul examen

Le centre de Lastourville concentre cette année 236 candidats, un chiffre qui dit beaucoup de la diversité du tissu scolaire local. Ils viennent du lycée Arsène Bounguendza, qui présente à lui seul 160 élèves, mais aussi du lycée catholique de Bamboro (39 candidats) et du lycée privé Jonas Lumière (37 candidats). À ces effectifs s'ajoutent 62 candidats libres, ces jeunes qui, souvent après une interruption de parcours ou faute d'inscription dans un établissement classique, tentent malgré tout leur chance devant le jury du baccalauréat.

Cette mosaïque d'établissements publics, confessionnels et privés illustre une réalité qu'on oublie parfois depuis la capitale : dans les provinces, l'offre scolaire se construit avec les moyens du terrain, entre écoles publiques, initiatives religieuses et structures privées qui comblent les manques.

Koulamoutou, l'autre cœur battant de l'Ogooué-Lolo

À une soixantaine de kilomètres de là, le centre principal de la province, situé à Koulamoutou, accueille de son côté 309 candidats. À lui seul, ce chiffre confirme le poids démographique du chef-lieu provincial dans l'organisation de l'examen, et la nécessité pour les autorités de déployer des moyens logistiques et humains sur plusieurs sites simultanément.

Cette organisation en réseau, où chaque centre secondaire comme Lastourville reste rattaché à une structure provinciale plus large, permet d'éviter que les élèves des zones reculées n'aient à parcourir de longues distances pour composer. Un choix logistique qui, année après année, facilite l'accès à l'examen pour des familles qui n'auraient pas toujours les moyens d'envoyer leurs enfants passer le bac loin de chez eux.

Ce que le baccalauréat change vraiment

Au-delà du protocole et des chiffres, c'est bien le sort de centaines de jeunes gabonais qui se joue durant ces quelques jours d'épreuves. Le baccalauréat demeure, au Gabon comme ailleurs, la clé qui ouvre — ou referme provisoirement — la porte de l'enseignement supérieur, des concours de la fonction publique et de nombreuses formations professionnelles.

Pour les candidats de Lastourville, qu'ils viennent d'un lycée public, confessionnel, privé ou qu'ils se soient présentés en candidats libres, cette session 2026 représente souvent l'aboutissement d'une scolarité entière. La présence du gouverneur au lancement des épreuves, si elle relève avant tout d'un devoir institutionnel, envoie aussi un signal : celui d'une administration provinciale attentive au bon déroulement d'un rendez-vous qui compte, pour ces jeunes, bien plus qu'un simple examen.

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