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À Lambaréné, un centre aéré pour donner aux enfants un été utile

La sénatrice Madeleine Sidonie Revangué a inauguré le centre « Avenir », dédié aux vacances des enfants d'Atongowanga.

Un centre aéré vient d'ouvrir ses portes à Atongowanga, quartier de Lambaréné, pour occuper les enfants pendant les vacances. Porté par la sénatrice de la commune, l'initiative mêle culture, langues locales et sport, avec l'ambition de devenir un rendez-vous annuel.

Enfants réunis dans la cour d'une école pour une activité de centre aéré à Lambaréné
Le centre aéré « Avenir » a ouvert ses portes à l'École primaire d'Atongowanga, à Lambaréné.

Une école transformée en lieu de vie

C'est dans l'enceinte de l'École primaire « Avenir », à Atongowanga, que le centre aéré communautaire du même nom a été inauguré mercredi dernier. La cérémonie s'est déroulée en présence du maire de la ville, Guy-Pierre Biteghe, aux côtés de la sénatrice de Lambaréné, Madeleine Sidonie Revangué, également 4e vice-présidente du Sénat, à l'initiative du projet.

À Lambaréné, chef-lieu du Moyen-Ogooué, les grandes vacances posent chaque année la même équation : que faire des enfants livrés à eux-mêmes pendant deux mois, loin des salles de classe et souvent des activités encadrées ? Le centre « Avenir » entend y répondre à sa mesure, en ouvrant un espace où les journées d'été prennent un autre sens que celui de l'attente.

Apprendre en s'amusant, sans quitter le quartier

Le programme annoncé mêle activités culturelles et artistiques, initiation aux langues vernaculaires, éducation civique et activités sportives. Une palette volontairement large, pensée pour toucher des enfants aux goûts différents, sans les obliger à sortir de leur quartier ni leurs familles à supporter des frais de transport ou d'inscription lointains.

L'accent mis sur les langues locales n'est pas un détail. Dans beaucoup de foyers gabonais, la transmission des parlers vernaculaires s'effiloche au fil des générations urbaines. Qu'un centre de vacances en fasse un axe d'activité, au même titre que le sport ou le dessin, dit quelque chose du souci de ne pas laisser ce patrimoine oral s'éteindre faute d'occasions de le pratiquer.

Une première édition, un test pour la suite

L'AGP le précise : il s'agit de la première édition de cette initiative communautaire. Rien n'indique encore, à ce stade, quelle sera sa fréquence exacte ni le nombre d'enfants qu'elle pourra accueillir chaque année — des questions que seule la pratique, sur la durée, permettra de trancher.

Ce genre de dispositif, ancré dans un quartier précis et porté par un élu local, a souvent la particularité de vivre ou de s'essouffler selon l'énergie mise à le reconduire. Pour les familles d'Atongowanga, l'enjeu immédiat est plus simple : avoir, cet été, un endroit où envoyer les enfants — et voir, l'an prochain, si le rendez-vous se confirme.

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