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À Franceville, une sénatrice à l'écoute des femmes entrepreneures

Élodie Diane Fouefoué Espe Sandjoh a consacré une journée de ses vacances parlementaires aux commerçantes des 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements.

En vacances parlementaires dans le Haut-Ogooué, la sénatrice du VP3 a choisi de passer une journée entière auprès des femmes entrepreneures de Franceville. Une rencontre de terrain, loin des hémicycles, où l'écoute a compté autant que les mots.

Une élue en discussion avec des femmes entrepreneures dans une rue de Franceville
La sénatrice Élodie Diane Fouefoué Espe Sandjoh a rencontré des femmes entrepreneures de Franceville, dans le Haut-Ogooué.

Une journée hors de l'agenda institutionnel

Ce mercredi, la sénatrice Élodie Diane Fouefoué Espe Sandjoh n'avait pas de texte de loi à examiner ni de commission à présider. Élue du VP3, elle a mis à profit ses vacances parlementaires pour aller à la rencontre des femmes entrepreneures des 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements de Franceville, chef-lieu du Haut-Ogooué.

Ce genre de déplacement ne fait pas la une des débats budgétaires. Il dit pourtant quelque chose du travail parlementaire tel qu'il se pratique aussi loin des caméras : une présence continue sur le terrain, entre deux sessions, pour prendre le pouls d'une circonscription.

Des retrouvailles plus que des visites protocolaires

Selon les informations recueillies sur place, la rencontre s'est déroulée dans une ambiance chaleureuse, presque familiale. Sourires, embrassades et marques de gratitude ont accompagné les échanges entre l'élue et les commerçantes rencontrées.

L'intéressée elle-même minimise son geste, parlant d'une « action modeste ». Mais la réaction des bénéficiaires suggère que ce type de visite répond à une attente réelle : celle d'être vues, entendues, reconnues dans un quotidien économique souvent difficile pour les femmes qui tiennent boutiques, étals ou petites activités génératrices de revenus.

Ce que ça change concrètement

L'entrepreneuriat féminin reste un pilier discret mais essentiel de l'économie locale gabonaise, en particulier dans les provinces où l'emploi formel se fait rare. Ces femmes du 3ᵉ et du 4ᵉ arrondissement incarnent cette économie de proximité qui fait vivre des quartiers entiers, souvent sans filet de protection ni accès facile au crédit.

Une visite de terrain ne résout pas, à elle seule, les difficultés structurelles de financement ou de formalisation auxquelles ces entrepreneures sont confrontées. Mais elle ouvre un canal : celui du dialogue direct entre une élue et sa base, susceptible de nourrir, à terme, des initiatives plus concrètes de soutien à l'entrepreneuriat local. Le Sénat gabonais, à travers ce type de démarche, rappelle que le mandat parlementaire ne s'arrête pas aux portes de l'hémicycle.

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