À Franceville, deux laboratoires renaissent pour la recherche verte
Une convention signée entre l'Agadev et l'USTM va redonner vie à des espaces scientifiques longtemps délaissés.
Le 16 juillet à Franceville, l'Agence gabonaise pour le développement de l'Économie verte et l'Université des Sciences et Techniques de Masuku ont scellé un accord pour réhabiliter deux laboratoires. Un geste discret mais concret, qui vise à donner aux chercheurs gabonais des outils dignes de leurs ambitions.

Dans le Haut-Ogooué, l'université de Masuku forme depuis des décennies les scientifiques du pays. Mais former sans équiper revient à préparer des artisans sans outils. C'est précisément ce manque que l'Agence gabonaise pour le développement de l'Économie verte (Agadev) entend combler, en unissant ses moyens à ceux de l'établissement pour restaurer deux laboratoires jugés stratégiques.
Une convention-cadre, pas un simple geste symbolique
La signature du 16 juillet engage les deux institutions sur la durée. Il ne s'agit pas d'une subvention ponctuelle mais d'un cadre de coopération destiné à structurer, dans le temps, l'appui de l'Agadev à la recherche universitaire liée à l'économie verte — cette économie qui cherche à concilier développement et préservation des ressources naturelles, si abondantes dans cette région du pays.
Les détails techniques du chantier — nature exacte des équipements, calendrier des travaux, budget alloué — n'ont pas encore été rendus publics. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que l'objectif affiché est clair : accélérer la recherche scientifique et renforcer les compétences nationales dans un domaine où le Gabon, riche de sa forêt et de sa biodiversité, a tout à gagner à disposer de ses propres experts.
Ce que cela change pour les étudiants et chercheurs de Masuku
Pour les étudiants et enseignants-chercheurs de l'USTM, la portée pratique se mesure d'abord au quotidien : des laboratoires fonctionnels signifient des travaux pratiques possibles, des expérimentations menées sur place plutôt qu'à l'étranger, et une recherche appliquée qui peut nourrir directement les politiques publiques de développement durable. Franceville, ville universitaire mais parfois éloignée des grands centres de décision, gagne ainsi en visibilité scientifique.
L'enjeu dépasse le seul campus. Une économie verte qui se veut crédible a besoin de données locales, de chercheurs formés localement, et de résultats qui parlent aux réalités du Haut-Ogooué — qu'il s'agisse de gestion forestière, de biodiversité ou de valorisation des ressources naturelles.
Une étape parmi d'autres à suivre
Cette initiative s'inscrit dans un mouvement plus large de rapprochement entre agences publiques et établissements d'enseignement supérieur, dans un pays où le lien entre recherche et développement reste encore à consolider. Reste à voir, dans les prochains mois, comment cette convention se traduira concrètement : livraison des équipements, reprise des activités de laboratoire, premiers travaux publiés. Les prochaines communications de l'Agadev et de l'USTM permettront de mesurer si la promesse du 16 juillet s'est transformée en résultats tangibles pour la science gabonaise.
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