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À Cocobeach, le ministre de l'Agriculture face à des bâtiments qui s'effondrent

Une tournée dans la Noya a mis en lumière l'état préoccupant des locaux du service départemental de l'Agriculture.

Le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, s'est rendu vendredi 17 juillet à Cocobeach pour une visite d'inspection. Sur place, il a constaté de ses propres yeux la dégradation avancée des infrastructures du service départemental de l'agriculture de la Noya, un constat qui interroge sur les conditions de travail des agents chargés d'accompagner les paysans du coin.

Un homme en tenue officielle observe un bâtiment administratif dégradé à Cocobeach.
Pacôme Kossy en visite d'inspection dans le département de la Noya, le 17 juillet.

Une visite qui tombe le voile sur une réalité locale

Cocobeach, chef-lieu du département de la Noya, dans l'Estuaire, vit essentiellement de la terre et de la mer. C'est dans ce territoire que Pacôme Kossy a choisi de poser ses valises pour une tournée d'inspection consacrée aux services techniques de son ministère. Le constat, lui, ne laisse guère de place au doute : les infrastructures qui abritent le service départemental de l'agriculture sont dans un état de dégradation avancée.

Ces bâtiments ne sont pas de simples bureaux administratifs. Ils constituent, pour les agriculteurs de la Noya, le point de contact avec l'État : conseils techniques, suivi des filières, appui aux petites exploitations qui font vivre des familles entières. Quand les murs se fissurent et que les toitures menacent, c'est tout un maillage d'accompagnement rural qui se retrouve fragilisé.

Un déplacement qui interroge sur la suite

La présence du ministre sur le terrain, loin des rapports administratifs qui circulent habituellement entre Libreville et les provinces, a valeur de test de vérité. Voir, plutôt que lire, permet de mesurer l'écart entre les besoins des agents et les moyens dont ils disposent réellement au quotidien.

Cette dégradation, si elle a de quoi préoccuper, ne surprend pas totalement dans un contexte où de nombreux services déconcentrés de l'État peinent, depuis des années, à obtenir l'entretien régulier de leurs locaux. Le vieillissement du patrimoine bâti public dans les départements reculés du pays est une difficulté connue, souvent liée à des arbitrages budgétaires anciens plus qu'à une négligence récente.

Reste à savoir quelles suites seront données à ce constat. Une réhabilitation des locaux, si elle est décidée, redonnerait aux agents de la Noya les moyens de travailler dans des conditions dignes, et aux agriculteurs du département un service de proximité à la hauteur de leurs attentes. Pour l'heure, la visite ministérielle a surtout eu le mérite de nommer un problème que le terrain connaissait déjà bien.

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