dimanche 13 septembre 2026 · Le quotidien de référence du Gabon
Le Kiosque
International

À Accra, Oligui Nguema visite une usine qui pourrait inspirer le Gabon

Le Chef de l'État s'est rendu dans une usine d'assemblage automobile ghanéenne avant de rencontrer la diaspora gabonaise.

En visite officielle au Ghana, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a visité l'usine d'assemblage automobile de Zonda Tec, à Accra. Une étape qui dit quelque chose de précis : le Gabon regarde comment d'autres pays africains bâtissent une industrie, pour nourrir ses propres ambitions.

Le Président gabonais visite une usine d'assemblage automobile au Ghana entouré de responsables industriels
Le Chef de l'État lors de sa visite de l'usine Zonda Tec, à Accra, au Ghana.

Une usine comme laboratoire d'idées

Ce n'est pas un hasard de calendrier. Lors de son déplacement officiel au Ghana, le Chef de l'État s'est rendu dans l'usine d'assemblage automobile de Zonda Tec Ghana, entreprise qui fabrique et assemble localement des véhicules destinés au marché ouest-africain.

Sur place, Brice Clotaire Oligui Nguema a pris le temps d'observer les chaînes de production, de s'entretenir avec les responsables du site et de mesurer ce qu'implique, concrètement, l'implantation d'un outil industriel de cette nature sur le continent. Le Ghana, souvent cité comme exemple de diversification économique en Afrique de l'Ouest, a su attirer ce type d'investissement grâce à une politique volontariste d'industrialisation locale.

Ce que le Gabon peut en tirer

Cette immersion n'a rien d'anodin pour un pays comme le Gabon, encore largement dépendant de ses exportations de matières premières. Elle illustre la volonté du Gabon de renforcer son attractivité économique et de s'inspirer de modèles industriels qui ont fait leurs preuves ailleurs sur le continent.

Développer une filière d'assemblage automobile, ou plus largement une industrie manufacturière, suppose des conditions précises : énergie disponible et compétitive, main-d'œuvre qualifiée, cadre fiscal incitatif, accès aux marchés régionaux. Autant de paramètres que Libreville observe avec attention, alors que le pays cherche à diversifier son économie au-delà du pétrole, du bois et du manganèse.

Un moment avec la diaspora

La visite officielle s'est également prolongée par un échange avec la diaspora gabonaise installée au Ghana. Ces rencontres, désormais habituelles lors des déplacements présidentiels à l'étranger, permettent de maintenir un lien direct entre les Gabonais de l'extérieur et les autorités de Libreville, et de recueillir leurs attentes sur des sujets aussi divers que l'investissement, l'éducation ou les démarches administratives.

Pour les compatriotes établis à Accra, ce genre de moment a une valeur particulière : celle d'être associés, depuis l'étranger, aux réflexions qui engagent l'avenir économique du pays. C'est aussi un rappel que la diaspora constitue une ressource pour le Gabon, à la fois par les compétences qu'elle accumule et par les réseaux qu'elle tisse hors des frontières nationales.

Cette étape ghanéenne s'inscrit dans une série de déplacements où le Chef de l'État confronte les ambitions industrielles du Gabon à des expériences étrangères jugées probantes, avant, sans doute, d'en tirer des orientations concrètes pour le pays.

À lire aussi