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19 pick-up pour donner de la route à l'enseignement technique

À Libreville, le président Oligui Nguema a remis 19 véhicules aux chefs d'établissements techniques et professionnels, financés par la Banque africaine de développement.

Le président de la République a procédé ce mercredi à Libreville à la remise officielle de 19 pick-up destinés aux chefs d'établissements de l'enseignement technique et professionnel. Une dotation entièrement financée par la Banque africaine de développement, qui s'inscrit dans un effort plus large de modernisation de la formation professionnelle au Gabon.

Cérémonie officielle de remise de véhicules aux chefs d'établissements techniques à Libreville
Le président de la République a remis les clés de 19 véhicules aux chefs d'établissements de l'enseignement technique et professionnel, le 12 août 2026 à Libreville.

Dix-neuf clés remises, une par une, dans les mains des responsables d'établissements techniques du pays. La scène s'est déroulée mercredi à Libreville, où le président Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé une cérémonie qui pourrait sembler anodine mais qui répond à un problème très concret : comment diriger un établissement de formation professionnelle quand on peine à s'y rendre, à suivre les stages en entreprise ou à superviser un chantier-école à l'autre bout de la province ?

Une mobilité enfin retrouvée

Les 19 véhicules, financés intégralement par la Banque africaine de développement, seront affectés aux chefs d'établissements de l'enseignement technique et professionnel. Concrètement, cela signifie que des proviseurs et directeurs de centres de formation, souvent contraints de composer avec des moyens de déplacement précaires, pourront désormais assurer un suivi de terrain digne de ce nom : visites d'ateliers, contrôle des stages pratiques, liaison avec les entreprises partenaires.

Cette dotation ne se limite pas à la question des transports. Elle s'articule, selon les autorités, autour de trois priorités : les moyens roulants, les infrastructures et équipements pédagogiques, et les consommables nécessaires à la formation pratique. Une manière de dire que la mobilité n'est qu'un maillon d'une chaîne plus vaste, celle qui doit permettre à un jeune Gabonais de sortir d'un centre de formation avec un véritable métier en poche.

L'employabilité des jeunes en ligne de mire

Les autorités présentent cette initiative comme un investissement direct dans la qualité de la formation, l'employabilité et l'avenir de la jeunesse gabonaise. La formule n'est pas qu'une posture : dans un pays où le chômage des jeunes reste une préoccupation majeure, l'enseignement technique et professionnel est régulièrement cité comme une voie de sortie crédible, à condition que les établissements disposent des moyens pour former correctement.

Cette remise de véhicules s'inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des capacités opérationnelles des établissements publics, qui touche également l'enseignement supérieur et la santé. Pour les familles gabonaises qui orientent leurs enfants vers des filières techniques, c'est un signal : ces formations ne sont plus reléguées au second rang, elles bénéficient d'un appui institutionnel structuré et financé sur la durée.

Ce que cela change sur le terrain

Dans les faits, un chef d'établissement mieux équipé pour se déplacer peut mieux encadrer ses équipes pédagogiques, mieux dialoguer avec les entreprises qui accueillent les stagiaires, et mieux faire remonter les besoins réels de son centre vers l'administration centrale. C'est tout l'enjeu d'une formation professionnelle qui se veut connectée au monde du travail plutôt qu'enfermée dans ses murs.

Reste désormais à ces établissements de transformer cet outil en résultats visibles : des sorties de formation mieux préparées, des partenariats renforcés avec le tissu économique local, et à terme, des jeunes diplômés techniques plus nombreux à trouver leur place sur le marché de l'emploi.

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