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1 268 Gabonais décorés le 17 août, et pour la première fois dans chaque province

Le Conseil des ordres nationaux a validé une liste record de distinctions, avec une nouveauté : des cérémonies désormais organisées hors de Libreville.

Mille deux cent soixante-huit dossiers ont été retenus, mercredi à Libreville, par le Conseil ordinaire des ordres nationaux pour les décorations de la fête du 17 août. Au-delà du nombre, c'est une méthode qui change : pour la première fois, la remise des distinctions honorifiques sera décentralisée dans l'ensemble des provinces du pays.

Médaille d'un ordre national gabonais sur fond de drapeau tricolore vert, jaune et bleu
Les distinctions des ordres nationaux seront remises le 17 août, pour la première fois dans toutes les provinces du pays.

Une liste passée au crible depuis mars

La décision est tombée mercredi, lors d'une session du Conseil ordinaire des ordres nationaux réuni à Libreville. Sur l'ensemble des candidatures examinées depuis le lancement de la campagne en mars 2026, 1 268 dossiers ont franchi les différentes étapes du tri et seront proposés à la décoration lors de la fête nationale, le 17 août.

Cette instance, présidée par le Grand maître des ordres nationaux, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, a la charge d'instruire chaque candidature avant toute distinction officielle. Le processus, engagé plusieurs mois avant la cérémonie, vise à s'assurer que les mérites reconnus — qu'ils relèvent du service public, de l'engagement associatif, économique ou militaire — reposent sur des parcours vérifiés.

La nouveauté de cette édition : sortir de Libreville

Jusqu'ici, les cérémonies de remise se concentraient largement dans la capitale, loin de nombreux lauréats issus des provinces. Cette année marque une rupture : sous l'impulsion du chef de l'État, les distinctions seront remises dans l'ensemble des provinces du Gabon, et non plus seulement à Libreville.

C'est un changement de posture plus que de protocole. Pour un enseignant récompensé à Koulamoutou, un chef traditionnel décoré à Tchibanga ou un cadre associatif honoré à Oyem, cela signifie ne plus avoir à traverser le pays pour recevoir une reconnaissance qui, jusqu'alors, restait souvent l'apanage des habitants de la capitale.

Ce que cela change concrètement

La décentralisation des cérémonies s'inscrit dans une logique plus large : rapprocher les symboles de la République des territoires. Elle permettra aussi, mécaniquement, une association plus visible des autorités locales et des populations à ces moments protocolaires, jusqu'ici essentiellement franco-centrés autour de la capitale.

Reste à voir, dans les semaines qui précèdent le 17 août, comment cette organisation inédite se déploiera concrètement province par province. Le nombre de dossiers retenus, en tout cas, confirme une volonté d'élargir la base des Gabonais honorés — sans que l'on dispose, à ce stade, du détail des catégories professionnelles ou des provinces concernées par cette liste.

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